Foyer Culturel Chef-Boutonnais

Foyer Culturel Chef-Boutonnais

C’est une association

Régie par la fameuse loi de 1901, elle fut créée le 20 juin 1952, et ses objectifs étaient (et sont toujours) de :
- compléter l’œuvre éducative de la famille et de l’école par des loisirs, des moyens d’éducation et de culture,
- développer la pratique de l’éducation physique et des sports.
 Au départ, c’était une « Maison des Jeunes et de la Culture » (une MJC, comme dans les villes !).

Peu à peu, les responsables ont pensé un peu plus modeste, et les statuts ont été revus en 1975.

Des activités d’une grande diversité

Dès les années cinquante, on s’est consacré au théâtre, au chant choral, aux conférences, cercles d’études, cours de cuisine, de couture, à différents sports : hand-ball, basket, ping-pong, volley, judo, natation, au camping…

Il y eut ensuite une époque fertile, avec des bals à thème, de nombreux concerts et spectacles, présentés par des troupes extérieures ou par des acteurs du cru.
Du côté sportif et convivial, en 1975, sous l’impulsion d’Yves Bonneau, le Foyer organisait le premier tournoi de football corporatif, devenu depuis le Tournoi de l’Amitié que chaque 1er mai a fait renaître pendant une bonne trentaine d’années .

1er Tournoi Jeunes

1er Mai 1987 : Le tournoi de l'amitié et du foot

Au cours des dernières décennies, la visite régulière des comédiens de Lezay a souvent diverti le public. Actuellement, le Collectif Méli-Mellois, qui regroupe au plan local les Amis du Château de Javarzay, Ciné-Chef et le Foyer Culturel, présente, deux ou trois fois par an, des spectacles d’envergure et de qualité nationales.

Le Foyer Culturel n’aurait pas rempli son rôle s’il n’avait organisé que des manifestations d’une soirée !

A côté de ces offres ponctuelles, il y a eu, tout au long de ce demi-siècle, un éventail permanent d’activités régulières ; certaines ont été éphémères, emportées avec le départ, la dissidence ou parfois le décès de leur animateur.

On peut ainsi évoquer le canoë-kayak, le tennis de table, les émaux sur cuivre, les échecs, la photo, la philatélie, le volley, la connaissance des oiseaux, le patin à roulettes, les danses populaires, l’aéromodélisme, le cyclotourisme, le camping …

Équipe de Hand-ball Féminine 1986/1987

Équipe de Hand-ball Féminine 1988/1989

D’autres ont survécu à l’arrêt de l’animateur, généralement remplacé lui-même par l’un de ceux qu’il avait formés.

C’est le cas du judo, de la céramique, du patchwork … (Il va de soi que le masculin « animateur » utilisé ci-dessus recouvre le terme générique : il y a plus d’animatrices que d’animateurs actuellement au Foyer !)

Aujourd’hui, le nombre des sections, dont chacune représente une activité, après avoir atteint et même dépassé la quinzaine, s’est stabilisé autour d’une bonne dizaine, et permet à tous, qu’on soit enfant, adolescent ou adulte, de trouver au Foyer de quoi satisfaire ses besoins de création ou de dépense physique, en côtoyant en même temps ses semblables, en apprenant à vivre avec eux en toute convivialité : la socialisation ne reste-t-elle pas plus que jamais nécessaire en ce début de siècle ?
 
…Et il ne faut pas oublier le cinéma !
Le cinéma fut, pendant vingt-quatre ans, l’affaire du Foyer Culturel.

Disons qu’il constitua, au plan financier, l’activité la plus importante.
 
Avec l’apparition de la télévision, pendant les années soixante, les recettes ont commencé à baisser, et en 1969, pour la première fois, l’exploitation cinématographique devenait déficitaire.
Malgré diverses tentatives (nouvel écran en 1973, réduction de la saison …), il fallut se rendre à l’évidence, et l’exploitation cinématographique cessa au Foyer Culturel à la fin de l’année 1977.
Aujourd’hui, avec une quarantaine de bénévoles, une nouvelle association, Ciné-Chef, a pris le relais, pour le plus grand plaisir des cinéphiles du canton … et d’ailleurs.

Affiche du tournoi de 2006

L’âge d’or des animateurs

Il y eut en effet une période où l’Etat, soucieux d’apporter une aide concrète à tous ceux qui, communes ou associations, œuvraient pour offrir de saines occupations aux jeunes, créa les postes « FONJEP », ce qui permettait de recevoir une fraction importante du salaire de l’animateur recruté.
Ainsi, à Chef-Boutonne, on bénéficia des services (et du dynamisme) d’Alain FRITSCH (1982-1987), puis de Gérard DALLET (1988-1993).
Les associations locales, et en premier lieu le Foyer, ont alors connu les facilités d’une aide technique et les idées innovantes de ces garçons qui ont, en particulier, mis en place les « Contrats Bleus », destinés à offrir au jeune, successivement, de multiples activités, de façon qu’il puisse ensuite choisir en toute connaissance de cause. Les contrats bleus ont disparu, les postes FONJEP ont diminué, les animateurs sont partis… et il a fallu réapprendre à ne plus fonctionner qu’avec le travail bénévole que chacun apporte à l’édifice.

Comment le Foyer Culturel fonctionne-t-il ?

Comme toute association, le Foyer est administré par un Bureau, sous la responsabilité d’un(e) président(e), qui travaille avec un Conseil d’Administration de 15 membres et, bien sûr, avec les animateurs(trices) des différentes sections, et qui s’appuie sur les orientations décidées en Assemblée Générale (ordinaire ou extraordinaire).

L’association a connu 14 présidences depuis sa création.

Les grandes dates qui ont marqué l’association

• 20 juin 1952 : création du Foyer Culturel.
• 18 avril 1953 : première séance de cinéma.
• 1956 : 1200 spectateurs pour « Le Père Goriot ».
• 1er mai 1975 : premier Tournoi de l’Amitié.
• 5 novembre 1975 : simplification des statuts.
• Décembre 1977 : fermeture du cinéma.
• Septembre 1983 : création de la première section Informatique.
• Automne 1985 : scission de la section Tennis de Table.
• Depuis 1985 : expositions-ventes régulières, au Château, des sections artistiques (poterie, couture, patchwork, émaux, peinture  sur porcelaine…).
• 2005 : Création de deux nouvelles sections : Musique et Animation.
• 2007 : Première Biennale des Métiers d’Art.
• 2009, 2011, 2013, 2015 : 2ème puis 3ème puis 4ème puis 5ème Biennales des Métiers d’Art.

Extraits de l'étude réalisée par Bob Micheau